The Live Thriller est une expérience 100% interactive. Vous serez plongés au cœur de l’action, et devrez mener une enquête criminelle avec des comédiens professionnels, dont le comportement s’adapte à vos actions et décisions.
Studio, Wounds and Battles, Desire is the reiteration of hope. Cathy de Monchaux

C’est aussi un jeu de dimensions, de l’intime au démonstratif, et de matières, du grain du velours au glaçant du métal, qui lacère nos vulnérabilités pour raviver leur puissance. Un regard clinique pourrait disséquer des plis, du plomb, de la poussière, du papier calque, des dentelles de rivets, des sangles, du marbre, des orifices, des vulves féériques, des entrelacs de licornes et des grenouilles qui grouillent dans des forêts de corps enracinés, là ou des arbres protègent l’opacité des paysages.
Il y a aussi des références parmi d’autres : la pensée du minimalisme, des élans gothiques (ère victorienne) aux détails cryptiques, du romantisme, du symbolisme, des forêts de Shakespeare et de Paolo Uccello, des croyances invisibles, des batailles, de la science-fiction. Il y a aussi des titres qui témoignent d’un travail d’écriture de l’artiste, comme autant de tonalités effervescentes : « Never forget the power of the tears » (N’oublie jamais le pouvoir des larmes).
Son travail plus récent surgit en bas-relief comme un imaginaire en contre-jour, figé entre l’urgence de l’éblouissement et la panique envahissante dans un univers fractal : les lianes sont des racines qui sont des corps qui sont des âmes qui sont des luttes qui pourraient aussi être des empreintes à panser. Composées comme des peintures de batailles, il y est question aussi de profondeur et de nouvelles perspectives, en creux.
On y retrouve des armées de licornes qui renvoient très directement à l’œuvre la plus ancienne de l’artiste, toujours présente dans son atelier comme un totem protecteur, qu’elle avait réalisé alors étudiante. Un squelette comme une armature, en souvenir traumatique d’un accident de voiture où l’artiste a failli mourir, suivi d’un accident de son cheval. On pourrait penser qu’à cet instant précis s’est dessiné son imaginaire blessé, où toujours des structures soutiennent autant qu’elles attachent, oppressent.
La sculpture de l’artiste est celle du grand petit écart – ce déplacement qui rend la sensualité menaçante et la frayeur hypnotique. Le tissu du chagrin n’est jamais loin, dessous les armatures piquantes, de fossiles, de souvenirs, de prothèses, de fétiches, dessous la surface des corps et des sentiments.
À la recherche d’une surchage émotionnelle intime, politique et collective, l’œuvre de Cathy de Monchaux malaxe les formes comme les émotions jusqu’à laisser ce goût dans notre œil : celui du métal sous la langue, où l’on peut même se recueillir.
Les dates
lundi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
de 12h00 à 21h00
Adresse
Palais de Tokyo
13 Avenue du Président Wilson
75116 Paris
Informations complémentaires
Contact
Autres événements
Porgy and Bess
Un souffle nouveau pour Porgy & Bess! Philippe Chagne au sax et Rémi Toulon au piano revisitent ce classique avec humour et finesse. Un album vibrant à savourer sans modération!
Alexis Valet invite Joe Sanders en concert au 38Riv Jazz Club
Jazz contemporain — Alexis Valet invite le talentueux Joe Sanders pour une soirée d’improvisation audacieuse, réunissant des musiciens complices au 38Riv.
Requiem de Mozart & Boléro de Ravel
Venez assister au Requiem de Mozart et au Boléro de Ravel. L’Orchestre Hélios, le Chœur Ephémère de Paris.
Exposition photo de Frédéric Combeau – « Focus sur la biodiversité parisienne »
Plongez dans l’univers animalier du photographe Frédéric Combeau. Une exposition qui révèle, avec poésie et précision, l’attachement de l’artiste aux animaux sauvages qui vivent au cœur de Paris.
Paris Design Week : Hanjimania
À l’occasion de la Paris Design Week, l’Hôtel de la Marine accueille Hanjimania, exposition consacrée au dialogue entre designers français et coréens autour du papier traditionnel hanji.




