Jean-Victor Cario, né en 1937 à Paris, grandit dans une famille juive d’origine turque.
Le Birgit Kabarett #7 • Spectacle du Birgit Ensemble

La compagnie invente une forme libre et résolument vivante, écrite au gré de l’actualité. Porté par quatre comédiennes et chanteuses, deux maîtresses de cérémonie et deux musiciens, ce septième opus s’inscrit dans la tradition d’un théâtre « documenté », où le réel est observé et transformé pour mieux être mis en jeu. Saynètes, chansons et jeux avec le public se succèdent. Des meetings enflammés aux coulisses feutrées du pouvoir, les interprètes croquent avec humour et mordant tout le petit théâtre politique : figures, tics, postures, contradictions et prises de bec s’y dévoilent avec acuité.
Le Birgit Ensemble esquisse ainsi un portrait sensible et subjectif de notre époque, entre burlesque et satire. Le rire y devient un espace partagé pour regarder le réel en face — un savant dosage de provocation, de lucidité et de fantaisie au service d’une réjouissante séance de catharsis collective.
Willkommen, Bienvenue, Welcome!
Autour du spectacle
Visite tactile du plateau (VEN. 02 AVR.|19h30)
Explorez le décor et l’univers du spectacle en amont de la représentation, grâce à une visite tactile du plateau, spécialement pensée pour les personnes aveugles et malvoyantes.
Arpentage de « On ne peut plus rien dire » de Thomas Hochmann (MER. 7 AVRIL|18h30—21h30)
En partenariat avec Peuple & Culture
Durée 3h
Tarif 8€
Réservation conseillée
La Maison des Métallos, en partenariat avec Peuple & Culture, vous invite à un atelier d’arpentage autour de l’ouvrage On ne peut plus rien dire. Liberté d’expression : le grand détournement de Thomas Hochmann, paru aux Éditions Anamosa en mars 2025.
À entendre la plupart des responsables politiques, pour faire refluer l’extrême droite, il suffirait de prendre de bonnes mesures, d’améliorer la vie des gens. Ils se trompent lourdement. Bien qu’essentiel et nécessaire, le contenu des politiques menées semble importer bien moins que la manière dont elles sont présentées et commentées ; la meilleure politique du monde ne pèse pas lourd face à la large diffusion de propos qui manipulent les faits, qui sèment la division et encouragent à la discrimination. L’urgence est donc de protéger, enfin, la condition essentielle de toute démocratie : la libre discussion des affaires publiques, dans le respect d’autrui, et sur une base factuelle partagée.
Par un incroyable retournement en effet, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd’hui brocardé comme une atteinte à la « liberté d’expression ». Dès qu’un chantre du camp « national » fait l’objet d’une sanction, ou même dès qu’il est simplement contredit un peu vivement, il se lamente : « On ne peut plus rien dire… » Cette complainte des nouveaux censurés s’étire à longueur de journée sur les plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d’intolérance « woke ». Qu’un juge ose timidement rappeler qu’une chaîne d’information ne peut consacrer exclusivement son antenne à la propagande d’extrême droite, et une vague d’indignation déferle aussitôt contre la « censure », cette « guillotine symbolique ».
Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique. C’est pourquoi les restrictions de l’expression publique, loin d’être en contradiction avec la liberté d’expression, lui sont consubstantielles.
La « liberté d’expression » brandie par les courants réactionnaires, qui couvre toutes les manipulations et toutes les agressions, est un piège. La véritable liberté d’expression s’exerce dans un cadre qui exclut notamment tout discours de haine, sans jamais gêner le débat public.
Dans un style alerte et accessible à tous, ce livre révèle la manière dont l’extrême droite a accaparé la liberté d’expression pour mieux la dévoyer. Face à la montagne d’ouvrages qui dénoncent le wokisme et la censure, il montre comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l’appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Car leur mise en œuvre constitue désormais notre seule et dernière chance de repousser l’extrême droite.





Les dates
samedi
de 18h00 à 19h45
jeudi, vendredi
de 20h30 à 22h15
Adresse
La Maison des Métallos
94, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
Informations complémentaires
Contact
+33147002520
billetterie@maisondesmetallos.paris
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